L comme Locminé

Au milieu du XIXe siècle, Locminé est selon Alfred Nettement « un peu plus qu’un bourg et un peu moins qu’une ville ». En effet, Locminé, commune du Morbihan, compte à cette époque environ 1816 habitants. En breton, Locminé signifie  « le lieu des moines ». Cette ancienne appellation rappelle qu’une fondation monastique au 7 e siècle est à l’origine de la ville.

Jean Baptiste Gédéon  Le Compte, dit « Giot », mon sosa 96, tient l’auberge « La Croix Verte » sur la place de Locminé avec son épouse, Marie Guillemot. Ils se sont mariés en 1808 à Locminé. Ancien gendarme à pied, il s’est reconverti en aubergiste, tout comme un autre de mes ancêtres Efflam Quemper, gendarme à cheval devenu aubergiste dans les Côtes d’armor…enfin ceci est une autre histoire. L’auberge se situait rue de La Place (actuel Rond-point de la République), juste à côté de l’église Saint-Sauveur et de la chapelle St Colomban qui se tiennent côte à côte.

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Vu l’emplacement de son commerce, il ne devait pas manquer de client. En effet, beaucoup d’évènements amènent nos bretons de l’époque à fréquenter les cabarets et autres auberges :

La sortie de la messe. « Tout le monde est endimanché; les jupons rouges, les coiffes blanches, les parasols verts éclatent au soleil. (..) Les hommes vont aller s’installer dans les cabarets et les femmes iront danser à l’assemblée aux sons du biniou ». 

Les tractations de familles autour d’un futur mariage. Les 2 familles concernées y discutent des aspects concrets de l’union à venir  : trousseau, dot, mobiliers, organisation des fiançailles et du mariage, etc.

le baptême d’un enfant. La cérémonie à l’église est simple et rassemble peu de monde. Ensuite le petit cortège fait la tournée des cafés pour arroser l’évènement. Dans certaines régions de bretagne, un repas est servi dans un cabaret (ou à la maison).

La vente de bestiaux les jours de marché. Locminé possède un foirail (un champ de foire). « Je m’arrêtais quelques temps sur la place du marché, et j’étudiai particulièrement un groupe dans lequel se détachait un paysan et un marchand de cochons qui étaient en train de faire affaire (…) Enfin, après bien des débats, le marché fut conclu par une tape frappée dans la main. Toutes les fois qu’il y a vente, il y a chopine bue. Quand un prix acceptable est offert, le vendeur dit « Il faut voir, buvons un coup ». Sachant qu’à l’époque à Locminé il y avait plusieurs marchés aux bestiaux (marché aux veaux place de la Maillette, marché aux cochons, place Saint-Antoine), cela faisait autant d’occasion de fréquenter cabarets et auberges.

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A la mort de Jean Baptiste Gédéon en 1848, c’est son fils, Antoine Le Compte qui reprendra le flambeau avec son épouse Marie Anne Cornet. Benjamin le petit fils, lui, quittera Locminé, épousera Marie Dosithée Sévéno à Auray (voir lettre A) et s’installera à quelques kilomètres de là, à Saint-Jean-Brevelay.

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Texte : Agnès Quemper

Sources : Archives du Morbihan, Gallica, site de la ville de Locminé. 

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2 réflexions sur “L comme Locminé

    1. Je n’ai pas encore creusé le côté de ma famille de Saint-Jean-Brevelay mais je compte le faire très bientôt. Nous avons peut-être des ancêtres en commun alors. Vous êtes sur généanet ? Bonne journée

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