K comme Kérity

Kérity, appelé Keriti-Pempoull en Breton, est une ancienne commune qui a fusionné en 1960 avec Paimpol. Aujourd’hui, Kérity est considéré comme un lieu-dit, un quartier de Paimpol.

On y trouve l’Abbaye de Beauport, magnifique bâtiment religieux construit en 1202, aujourd’hui en ruines et classé comme monument historique.

 

Quelques uns de mes ancêtres sont nés et/ou ont vécu à Kérity. Certains d’entre eux ont peut-être même croisé la route d’une future meurtrière…

Car en effet, Kérity a aussi vu naître une tueuse en série, Jeanne Weber. On la surnommait « l’Ogresse de la Goutte d’Or« , en référence au quartier où elle commettait ses méfaits.

Née en 1874, Jeanne Weber, de son nom de naissance Jeanne Marie Moulinet, quitte son petit village breton pour Paris à l’âge de 14 ans. Elle vit de petits boulot, puis se marie avec Jean Weber, un camionneur alcoolique. Deux de ses enfants seront retrouvés morts, sans explication apparente.

À Paris, Jeanne Weber a l’habitude de garder les enfants de ses proches, comme ses belles-sœurs par exemple; et à chaque fois, les enfants tombent malades ou décèdent dans des circonstances troubles… Ils s’étouffent, ont des contusions et des tâches violacées sur le cou…

Pourtant, au départ, les médecins pensent qu’il s’agit de morts naturelles, et Jeanne Weber n’est pas inquiétée à l’issue de ses deux procès. Elle continue alors sa vie, et, ironie du sort, elle travaille même dans un hôpital pour enfants, puis dans une maison d’enfants sous le nom de « Marie Lemoine », où elle continue à tuer. Plus tard, elle vagabonde et se prostitue. En 1908, elle est prise sur le fait en train d’étrangler un petit garçon de dix ans, et sa culpabilité ne fait alors plus aucun doute.

Jeanne Weber
Photographie de Jeanne Weber, dite « l’ogresse de la Goutte-d’Or ». Couverture de l’essai du docteur Eugène Louis Doyen et Fernand Hauser, L’Affaire Jeanne Weber, l’ogresse et les experts, Paris, Librairie universelle,‎ 1908.

À l’issue de son 3ème procès, Jeanne Weber est déclarée folle et irresponsable de ses actes, et est envoyée à l’asile de Mareville, puis à celui de Fains-Véel, près de Bar-le-Duc. Elle y restera 10 ans avant de décéder d’une crise de folie en 1918. En tout, on lui attribue les meurtres d’une dizaine d’enfants, dont son propre fils et trois de ses neveux !

Sources : Wikipédia, L’Histoire en Questions

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