D comme direction Anvers

 

 

 

Le 18 décembre 1928, Aline Le Hégarat, mon arrière-grand-mère Paimpolaise (dont j’ai déjà eu l’occasion de parler pour ceux qui nous suivent depuis le début), arrive à la gare centrale d’Anvers (Antwerpen en Néerlandais) pour rendre visite à sa fille Louise Yvonne Quemper, qui s’est installée en Belgique en 1927. Veuve, elle a fait le voyage seule depuis Paris où elle réside. Le voyage a été long. Partie de Paris Gare du Nord, elle s’est arrêtée à Bruxelles après presque 4 heures de trajet. Puis elle a pris le train Bruxelles-Anvers. Enfin…elle est arrivée, et le spectacle qui s’offre à elle est magnifique. La gare d’Anvers est, dit-on, la plus belle gare d’Europe grâce notamment à son immense structure de verre, son marbre et ses colonnes. Mais peut-être que cela ne la touche pas, pressée qu’elle est de retrouver sa fille de 22 ans.

Anvers Gare centrale

 

LouiseetAline1928
Aline et Louise en 1928

Louise, sa fille est là qui l’attend dans le grand hall de la gare. Emotion, effusions, elles sont heureuses de se retrouver. Par chance, Louise habite 26, Schuttershofstraat, non loin de la gare. Et, le quartier de la Gare, c’est le quartier des diamantaires d’Anvers. Dès la fin du XVIe siècle, Anvers, s’était fait connaître par le savoir-faire de ses artisans tailleurs dans ce domaine. Elle accueillait les marchands du Proche-Orient chargés d’acheminer les diamants d’Inde vers l’Europe occidentale. Mais c’est surtout à la fin du XIXe siècle, avec la découverte des premiers gisements en Afrique du Sud et l’arrivée d’une grande quantité de diamants bruts sur le marché, qu’Anvers devint le centre de négoce et de taille par excellence. Ce petit quartier de 2km² est une merveille pour les yeux d’Aline : bijouteries, diamantaires, belles maisons.  Mais il faut presser le pas, il fait froid…durant ses 6 mois à Anvers elle aura bien le temps de revenir.

 

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Schuttershofstraat à Anvers où habite la fille d’Aline

Il y a tellement d’autres choses à voir, d’autant que Louise réside non loin du port d’Anvers qui à l’époque, est déjà un port très important car Anvers est l’aboutissement naturel et facile de beaucoup de chemins, canaux, rails qui drainent les richesses des pays les plus industrieux d’Europe. Des lignes régulières relient le port d’Anvers au Congo Belge.

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Plan d’Anvers en 1925. L’histoire d’Anvers a été déterminée par sa situation fluviale stratégique le long de l’Escaut (rivière Schelde en Néerlandais)
Anvers est un gros centre d’importation pour les noix palmistes et huiles de Palme. La Belgique importe aussi par Anvers des graines d’arachide, de Sésame, de Ricin, de Coprah et de Lin. Anvers est donc une grande métropole commerciale, divisée en 9 districts. En 1928, la ville compte 330 000 habitants.

Aline séjourne 6 mois chez sa fille jusqu’en juin 1929. Puis elle rentre à Paris où elle réside et où elle décèdera un an et demi plus tard. Sa fille Louise, elle, restera en Belgique où elle finira sa vie. Je sais qu’elle y a vécu avec un diamantaire…normal pour quelqu’un qui habitait la Cité mondiale du diamant !

Gildehuizen_Antwerpen

 

Agnès Quemper

 

Sources : Ancestry, Gallica, Wikipedia, Archives de Paris, Archives des Côtes d’Armor, Google maps.

 

 

 

 

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