C comme Cherbourg

Aujourd’hui, je vais revenir sur un ancêtre dont je vous ai déjà parlé l’année dernière : Félicien Le Mée, mon arrière-grand-père. Une bonne occasion pour moi de vous parler d’un lieu qu’il a bien connu : Cherbourg.

Félicien Le Mée est né le 18 novembre 1888 à Plouézec, dans les Côtes-d’Armor. Il est le fils de Jean-Marie Le Mée, marin, et de Jeanne Marie Cavelan, ménagère.

Félicien Le Mée

Lorsque la 1ère Guerre Mondiale éclate, Félicien a 26 ans et habite au Havre, ville sur laquelle je me pencherai prochainement… Il est donc mobilisé et envoyé au 1er dépôt des équipage de la flotte à Cherbourg, ou il est quartier-maître infirmier, c’est-à-dire qu’il correspond au 2ème ou 3ème grade de la Marine nationale française.

Les dépôts des équipages de la flotte sont des lieux de transit où sont casernés les marins en attente d’un embarquement ou d’une affectation. La caserne de Cherbourg se trouvait au niveau de la rue de l’Abbaye. On y trouve aujourd’hui, notamment, le service historique de la défense.

équipage flotte
1er dépôt des équipages de la flotte

A cette époque, Cherbourg, de son nom complet Cherbourg-Octeville, est un port militaire important, mais devient aussi un véritable port d’émigration. En effet, avec son port ouvert sur l’Atlantique, sa position géographique est idéale, et Cherbourg devient le lieu de passage de nombreux paquebots américains. En 1913, ce sont 500 paquebots et 70 000 passagers qui transitent par la ville !

port Cherbourg
Vue générale de Cherbourg vers 1914

Mais cet essor sera totalement interrompu par l’arrivée de la guerre, qui fera de Cherbourg le lieu d’arrivée du matériel, ainsi que des troupes américaines et britanniques. C’est aussi le lieu de départ des blessés et des pensionnaires. C’est là que le port militaire connaît un accroissement considérable. En tout, ce sont près de 600 000 tonnes de charbon et de pétrole qui seront passé par Cherbourg.

Cherbourg sera le dernier endroit que verra Félicien, décédé à l’hôpital maritime de Cherbourg le 18 juin 1918, des suite d’une « grippe infectieuse à forme bronche pulmonaire ». Infirmier, il a été confronté à l’épidémie de grippe espagnole qui  faisait rage à ce moment-là. Appelé aussi « grippe de 1918 », elle aurait fait entre 50 et 100 millions de morts, faisant d’elle la pandémie la plus meurtrière de l’histoire !

 

acte Félicien Le Mée

L’hôpital, nommé par la suite hôpital des armées René-Le-Bas, a fermé ses portes en 2002, pour finalement héberger aujourd’hui, entre autres, une école d’art. Voici l’hôpital avant, et ce qu’il est devenu aujourd’hui :

 

 

Sources :

Le Télégramme, Association Aux marins, Geneanet, Wikimanche, Wikipédia

 

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2 réflexions sur “C comme Cherbourg

  1. Nous autres bretons, nous avons presque tous un ancêtre marin, ma femme a eu son pére, originaire de Penmarc’h, qui fit le trajet, à pied, pour rejoindre son affectation à Brest. Il longea la ligne de chemin de fer, de peur de se perdre (environ une centaine de kilomètres) !

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