#ChallengeAZ : T comme…Tour de Kerroc’h

Je vais vous parler d’un monument étonnant, devenu l’emblême de la commune de Ploubazlanec (22) : la Tour de Kerroc’h, édifiée en 1873 au sommet de la butte alors appelée “Krec’h Mahaf ou Mazé” c’est à dire Mathieu, d’où l’on embrasse la baie de Paimpol. L’idée du recteur de Ploubazlanec, l’abbé Guenou, fut d’abord d’installer sur ce site privilégié une statue de la Vierge. Le projet pris de l’envergure et il fut décidé qu’une tour serait érigée. Mon arrière-arrière-grand-père Narcisse Quemper, qui était Tailleur de Pierre à Paimpol à cette époque, participa à la construction de cet édifice.

Description

Ce monument en forme de phare construit en granit sur un promontoire rocheux haut de 57 mètres domine la baie de Paimpol, et présente une base octogonale sur laquelle est édifiée une tourelle surmontée d’abord de la statue de Sainte-Anne et plus tard par un groupe de la Sainte Famille (Vierge, saint Joseph portant l’Enfant Jésus). La base, qui abrite un autel dédié à Sainte Anne, présente un parapet crénelé, tout comme la coursière en encorbellement qui agrémente la tourelle aux deux-tiers de sa hauteur.

Historique

La tour a été construite sur un site boisé offert par le maire de l’époque M. Jacob et qui appartenait à sa famille comme bien national cédé par les De Boisgelin. En remerciement, l’évêque de Saint-Brieuc, Monseigneur David offrit au maire de Ploubazlanec, M.Jacob, une croix en vermeil contenant les reliques des Saint Brieuc, Guillaume, Yves, Maudez et Tugdual ainsi que celle des abbés martyrs Etienne, Hyppolite, Gildas, Gonéry et Léon et de Victoire, vierge et martyre.
Le coût de la construction a lui été supporté par Madeleine Janoly, pâtissière à Paimpol. Le monument commémoratif sert d’amer (point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté pour la navigation maritime) pour les marins. La vierge était censée protéger les marins qui sortaient de la rade.

Cette tour rappelle celle qui figure sur les armes épiscopales, la Turris Davidica, elle-même inspirée, semble-t-il, par la tour qui porte ce nom à Jérusalem.

Sa bénédiction solennelle fut donnée par l’évêque de Saint-Brieuc, Monseigneur David le 7 septembre 1873.

La tour figure dans le film “Pêcheur d’Islande” réalisé par Pierre Guerlais en 1933, tiré du roman de Pierre Loti (1850-1923).

Georges Mélies (1861-1938), le cinéaste, l’a dessiné à la mine de graphite en 1928 dans un carnet en spirale format 13,5 x 21 cm. L’original est conservé à la Cinémathèque française. En 1928, il était ruiné et son seul luxe restait ses vacances annuelles en Bretagne durant l’été, d’où son passage à Ploubazlanec.

 

Sources :
Gallica
http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr
http://www.flickr.com

 

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