#ChallengeAZ : M comme… Musique celtique

Aujourd’hui, je vais faire un article sur un sujet qui me passionne particulièrement : la musique celtique. Elle m’a accompagnée toute mon enfance et continue toujours à faire partie de ma vie, c’est donc avec grand plaisir que je vais en parler pour cette lettre M.

Déjà, la musique celtique, c’est quoi? La musique celtique désigne tout simplement les musiques traditionnelles ou populaires originaires des nations celtiques, c’est-à-dire la Bretagne, l’Écosse, l’Irlande, l’Ile de ManCornouailles, le Pays de Galles, les Asturies et la Galice. En effet, même si leurs origines celtiques font débat, ces deux provinces espagnoles tiennent à cette appartenance, et possèdent eux aussi une cornemuse, la gaïta !

A vrai dire, on ne sait pas grand chose de la musique pratiquée par les Celtes dans l’Antiquité. On sait cependant que des instruments comme la harpe ou la flûte étaient déjà utilisés. La harpe, symbole de l’Irlande, a toujours été très présente dans les mythes irlandais et gallois.
Observez plutôt cette sublime harpe celtique. Il s’agit de la harpe de la Reine Marie, qui est aussi l’une des dernières harpes médiévales. Elle est exposée au National Museum of Scotland :

La cornemuse, instrument celtique par excellence, serait en fait d’origine grecque (la gaida), voire égyptienne. C’est grâce aux Romains qu’elle serait arrivée en Europe, et on ne retrouverait sa trace en Écosse qu’à partir du IXe siècle. On la retrouve aussi dans d’autres folklores pas forcément celtiques, tel qu’en Gascogne, en Auvergne,…

Les plus anciennes traces de folklore connues dans les pays celtiques remontent au Moyen-Âge. La première partition jouable, le manuscrit de Pennlyn, date du XVIIe siècle. A cette époque, l’arrivée des Anglais en Irlande et en Écosse entraîne la disparition de la musique de cour au profit d’une musique populaire, et de nouveaux instruments, comme le violon, font leur apparition. Les premiers pipe-bands écossais, eux, n’apparaissent qu’au XIXe siècle d’une rencontre forcée avec les tambours anglais.

La musique irlandaise, tantôt festive, tantôt subtile avec ses douces mélodies de harpe qui semblent nous faire voyager dans des contrées féeriques, est sans doute mon style préféré de musique celtique.
Je suis par exemple extrêmement fan de cette musique endiablée qui nous donne envie de boire des pintes jusqu’à pas d’heure dans un authentique irish pub :


Musique bretonne

Sous ses formes traditionnelles instrumentales (binioù-kozh, bombarde, accordéon), la musique bretonne incorpore des instruments nouveaux comme la flûte traversière ou encore, tout simplement, la guitare. Ses formes d’expression sont aujourd’hui très diverses, allant de la musique pour la danse dans les festoù-noz, la musique de concert, les bagadoù,…

Pendant longtemps, la musique bretonne s’est partagée entre la musique festive, comme accompagnement des danses, la musique descriptive avec des mélodies, marches ou airs qui parlent du quotidien, et la musique religieuse, ou kantikou brezhoneg. De nos jours, le patrimoine musical breton rassemble des chants à danser comme le kan ha diskan (voir vidéo ci-dessus), des chants à écouter (gwerzioù et complaintes), des chants populaires, des cantiques et des chants de marins. La musique et le chant bretons sont marqués en partie par les différents pays bretons et par la division linguistique entre Basse-Bretagne (zone bretonnante) et Haute-Bretagne (zone gallo).

Tri Yann est un monument de la chanson bretonne, avec leur célèbre chanson « La jument de Michao », chanson qu’on me chantonne tout le temps dès que j’annonce que je suis bretonne ! C’est un groupe que j’affectionne particulièrement et que j’ai beaucoup écouté étant petite. Leurs chansons sont pour moi une excellente manière de faire un petit tour de l’histoire bretonne. Bon exemple de la musique descriptive dont j’ai parlé ci-dessus, on y retrouve souvent des thèmes comme la guerre, le mariage, la religion, ou encore le travail. Ils chantent tantôt en français, tantôt en breton, voire parfois en gaélique irlandais ou en anglais, et mêlent parfois biniou et bombardes à leurs mélodies.

Notamment depuis le renouveau des années 1950, les musiciens bretons sont allés chercher des inspirations dans d’autres pays celtiques. On peut par exemple citer le célèbre Alan Stivell, à l’origine du revival des années 1970. En s’ouvrant à d’autres genres musicaux, celui-ci est devenu l’un des précurseurs du rock celtique et de la world music. Il est également le maître incontesté de la harpe celtique !

Comme vous le voyez, la musique bretonne a su mêler différents styles, du rock au hip-hop (la tribu de Dana, souvenez-vous !) en passant par le punk, comme ci-dessous avec Les Ramoneurs de Menhirs, groupe de punk qui chante en breton. Il est notamment constitué de Loran, ancien guitariste de Bérurier noir, groupe de punk français au caractère plutôt rebelle. Écoutez moi ça !

Sources :

http://www.agentmio.net/quest_ce_que_la_musique_celte_.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_bretonne

Photo : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Celtic_harp_dsc05425.jpg
This file is licensed under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

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