#ChallengeAZ : F comme… Félicien Le Mée, marin au secours des blessés

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’un de mes ancêtres : Félicien Le Mée.
Il s’agit de mon arrière-grand-père paternel, qui est né à Plouézec (Côtes d’Armor) le 18 novembre 1888 et qui a vécu la guerre 14-18. Il était infirmier de guerre et marin (Plus exactement Quartier-Maître Infirmier), et il est décédé le 18 juin 1918 à l’Hôpital maritime de Cherbourg des suites de la grippe, probablement la grippe espagnole, qui a fait un véritable carnage cette année-là. 1918, c’est aussi l’année de la naissance de son fils, qu’il ne pourra jamais connaître. Cependant, il hérita de son nom, probablement en hommage à ce père mort à la guerre…

D’ailleurs, il apparaît ici, en photo à gauche, pour une exposition sur la Première Guerre Mondiale à Paimpol :

http://www.ouest-france.fr/bretagne/paimpol-22500/1914-1916-une-exposition-fait-vivre-le-souvenir-2538162

Je vous avoue que les recherches n’ont pas été forcément simple, car lorsque que je recherchais le nom de mon ancêtre, je tombais directement sur un candidat de télé-réalité ! Comme vous pouvez l’imaginer, ce n’était pas vraiment mon sujet…
Bref, retournons à nos moutons !

On pense moins à eux, mais les infirmiers et infirmières militaires étaient indispensables lors de la Première Guerre Mondiale. En effet, le besoin de personnel s’est rapidement fait sentir, et des infirmiers bénévoles comme salariés viennent alors en renfort afin d’aider à soigner les nombreux blessés. Certains sont diplômés, d’autres non; peu importe, on forme du personnel. On s’équipe du matériel à la pointe, des radiographies à la stérilisation des instruments ou de rééducation en passant par l’aménagement des convois d’automobiles chirurgicales. La Croix Rouge reste présente dans les tranchées, dans les cantines du front, par les colis qu’elle envoie aux soldats, mais aussi par le biais de ses infirmiers que l’armée réclamera en nombre toujours croissant : 3000 d’entre seront engagés dans des hôpitaux militaires.

 

Hôpital militaire français pendant la Première Guerre mondiale

En 1915, on change de tactique, et c’est la guerre de position qui commence. De nouvelles armes sont inventées : grenade, lance-flammes, gaz, et de nouvelles méthodes de batailles dans l’air et sur l’eau sont tentées. Avec ces tout nouveaux essais, on compte des dizaines de milliers de morts dues à des erreurs stratégiques.
Les champs de bataille disparaissent au profit des tranchées. Les conditions y sont plus qu’abominables : eau boueuse stagnante, parfaite pour transmettre la gangrène; rats et poux; des cadavres qui jonchent le sol, synonymes d’une mort omniprésente,… Bref, de quoi créer non seulement des maladies en tout genre, mais aussi d’importants traumatismes. Le personnel infirmier est donc d’une importance capitale, et on décide alors de ne plus rapatrier les blessés vers l’arrière, mais de les soigner sur place. Les infirmeries vont alors devoir s’adapter au rythme des batailles, notamment grâce à l’autochir (ambulance chirurgicale automobile), véritable hôpital mobile qui se montait en quelques heures et contenait tout le matériel nécessaire aux soins des blessés.

Cependant, les civils rescapés affluent toujours dans les structures de l’arrière, c’est pourquoi les infirmiers sont indispensables sur tous les fronts.
Tout au long de la guerre, la Croix rouge française mettra en place près de 1500 hôpitaux auxiliaires dans la zone arrière, 89 infirmeries de gare et 90 cantines de gare, fonctionnant 68 000 infirmières diplômées.

Enfin, n’oublions pas que les infirmiers et infirmières font aussi partie des victimes de cette boucherie, puisque 105 d’entre eux furent tués lors de bombardements et que 246 moururent de maladies contractées durant leur service. Un monument leur a d’ailleurs été érigé en hommage à Reims, « A la gloire des infirmières et alliées victimes de leur dévouement ». (mon arrière-grand-père était bien un homme, mais la profession était et reste toujours très féminisée !)

Monument aux infirmières de Reims



Sources :


http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/cherbourg-equipages-flotte-sujet_2854_1.htm


http://www.croix-rouge.fr/La-Croix-Rouge/La-Croix-Rouge-francaise/Historique/Premiere-guerre-mondiale/Premiere-Guerre-mondiale

http://www.musee-armee.fr/collections/base-de-donnees-des-collections/objet/estampe-convalescence.html

http://www.infirmiers.com/les-grands-dossiers/dossier-soins/infirmieres-grande-guerre.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-annee-1915-la-guerre-a-tombeau-ouvert_1638576.html

http://buclermont.hypotheses.org/2474

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/le-champ-de-bataille/le-front-les-tranchees-les-offensives.html


Photo 1 : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:H%C3%B4pital_1914-1918.jpg

Photo 2 : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Monument_aux_infirmi%C3%A8res_-_Reims.jpg
This file is licensed under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

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